Mercedes

Décision publiée le 16.11.2009
MERCEDES - 30/09

Le Jury de Déontologie Publicitaire,

rend la décision suivante :

1. Les faits

Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, le 1er juillet 2009, d’une plainte émanant d’un particulier, contestant la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une campagne publicitaire diffusée par voie de presse, par la société Mercedes Benz France, en faveur de la Mercedes Classe S 400 Hybrid.

Cette publicité est tantôt déclinée sur une simple page, tantôt constituée de deux visuels présentés en parallèle sur une double page, représentant d’un côté, une femme ajustant une ampoule basse consommation à un plafonnier, accompagné du texte « Vous connaissez déjà les bons gestes. Allez plus loin », d’un autre côté, le modèle de voiture accompagné de l’accroche « Nouvelle Mercedes Classe S 400 HYBRID. Le luxe devient responsable. »

2. Les arguments des parties

3. Les motifs de la décision du Jury

Le Jury rappelle que les Recommandations Développement durable et Arguments écologiques de l’ARPP, applicables au jour de la publication de la publicité, disposent, notamment, que :

Ces Recommandations conduisent à considérer que si la déontologie publicitaire n’exige pas que le message constitue une information à caractère technique et scientifique, il existe toutefois, lorsque sont utilisés les arguments de l’écologie et du développement durable, une responsabilité particulière de l’annonceur, d’une part, de ne pas tromper le public sur la réalité des qualités du produit et des actions qu’il mène, d’autre part, de ne pas laisser envisager que le produit, dans sa fabrication et son utilisation, est sans dommage pour l’environnement.

En l’espèce, le Jury a relevé que si le taux d’émissions de CO2 du véhicule présenté dans la publicité en cause est élevé, il n’est pas contesté que sur le segment de marché concerné, celui des berlines de luxe, ce taux n’est atteint par aucun autre véhicule appartenant à la même catégorie. La publicité qui se réfère explicitement à cette dernière en visant un produit déterminé, ne peut dès lors être considérée comme ayant cherché à tromper le consommateur.

Il observe également que l’accroche utilisée, « le luxe devient responsable », d’une part, emploie le terme « responsable » lequel n’est pas juridiquement prédéterminé et doit s’apprécier dans le contexte et non de manière absolue et d’autre part, se situe dans la dynamique imposée aux constructeurs automobiles de réduire la moyenne des émissions de CO2 des véhicules qu’ils construisent d’ici 2015 à 130 grammes en présentant un modèle de luxe dont le taux d’ émissions est le plus bas de sa catégorie .Dans cette mesure, elle ne contrevient pas non plus aux Recommandations rappelées ci-dessus .

Enfin, si la première publicité parue dans un quotidien ne reprenait pas la préconisation de l’ARPP de mentionner la compatibilité des caractéristiques du véhicule présenté non pas avec le « respect de l’environnement » mais avec « un meilleur respect de l’environnement », il s’est agi d’une erreur qui a été immédiatement rectifiée par l’entreprise, ainsi que l’ARPP l’a confirmé en séance.
Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de relever un manquement aux règles déontologiques applicables.

4. La décision du Jury

Cette décision est susceptible d’un recours en révision, en application de l’article 22 du règlement intérieur du JDP.

Campagne Mercedes :